Patrimoine architectural
Dans la province de Lào Cai, on peut distinguer deux grandes catégories de bâtiments d’architecture spécifique : - les constructions traditionnelles des groupes ethniques locaux - les constructions françaises de l’époque coloniale
Les maisons sur pilotis de l’ethnie tày 
Construites avec des bois solides et durables (comme le «bois de fer» dit Lime), sur pilotis avec toit de palme traditionnelle pour protéger de la chaleur estivale. Elles sout souvent entourées de balcons et s’ouvrent des 4 côtés pour laisser le vent entrer. Il faut 3000 palmes pour couvrir une maison moyenne (8m x 12m). Une seule famille ne possède pas assez de palmiers pour faire un toit, l’entraide villageoise prend le relais : parents et voisins apportent leurs palmes et leur savoir-faire. En échange, la famille régalera tout le monde en nourriture et alcool le temps de la construction. On voit les plus belles maisons dans les districts de Bảo Yên, Bảo Thắng et Văn Bàn..jpg)
Les maisons aux tuiles en terre cuite traditionnelle des Nung et Tu Si
Ces maisons à la structure en bois sont aujourd’hui très rares. Les tuiles sont en argile cuite à très haute température dans des fours à bois enterrés. En fin de cuisson, après 5 jours, on asperge d’eau les tuiles encore chaudes, celles qui ne cassent pas couvriront les maisons pendant un siècle au moins. Cette technique dite « rakou » tend à se perdre à cause de la difficulté à trouver les centaines de kg de bois nécessaires à la cuisson. Le palais de Hoang A Tuong de Bac Ha est couvert de tuiles en argile traditionnelle. On peut en voir au nord des districts de Muong Khuong , Si Ma Cai et de Bac Ha.
Les maisons en bois imputrescible des Hmong
Les Hmong et les Dao utilisent pour les murs et le toit de leurs maisons un des bois les plus prisés de la région : le peumou (Fokienia Hodginsii) aussi appelé « bois de cercueil » car les Hmong et les Chinois apprécient ce bois pour enterrer leurs défunts. Ce bois n’est attaqué par aucun insecte et il ne se détériore pas au contact de l’eau. Un toit en bardeau de peumou peut durer 70 ans. On peut les voir à Cat Cat, Lau Chai et Tavan.
Vestiges de l’architecture coloniale
De nombreux architectes français vivant en Indochine ont emprunté des techniques de construction et des motifs esthétiques à l’architecture vietnamienne et chinoise. Ainsi, les quelques bâtiments de Sa Pa qui ont résisté aux guerres montrent comment deux influences ont pu se mêler. Le palais de Hoang A Tuong à Bac Hà en est le meilleur exemple. Certaines villas coloniales de Sa Pa et les maisons de la rue principale de Muong Khuong attestent de ce syncrétisme des cultures. |